COLLINS Nancy A.

La volupté du sang

 

 

Un hôpital psychiatrique compte parmi ses patients une étrange personne. Rien d’étonnant me diriez vous dans un tel endroit mais pour un vampire la situation est quelque peu embarrassante.

 Sonia Blue est partagée entre son humanité et une forme de bestialité qui se déploie quand l’ »Autre » intervient. Cette cohabitation provoque chez l’héroïne un dédoublement de personnalité, une dualité très manichéenne.

Les rapports de force entre Sonia et l’Autre sont des combats entre la sensibilité humaine de l’une et les réactions brutales et animales de l’autre.

Ce combat se développe au fil des pages, la frontière est fragile entre les deux personnalités et se profile comme un diagnostic de schizophrénie. Mais un autre élément doit peut être pris en compte.

En effet, Sonia apprend que la réalité des humains est en fait altérée depuis la perte d’un autre sens qui permettait de voir et communiquer avec les « faux semblants ». Seuls certains individus au pouvoir psychique développé peuvent avoir un aperçu de cette autre réalité. Sonia va donc tenter d’apprendre l’origine des vampires pour mieux comprendre l’Autre mais aussi par ses recherches introspectives, essayer de définir sa personnalité.

De nombreuses questions sont à résoudre, qui est elle, comment est elle arrivée dans un asile ?

L’auteur propose une mythologie des vampires très intéressante, un voyage parmi les « faux semblants » en compagnie d’un personnage principal très attachant de part son humanité et sa quête périlleuse pour découvrir sa véritable nature, introspection très ardue dans une réalité ou les apparences sont souvent trompeuses.

VD

 

 

 

-Nancy A. Collins, La volupté du sang, J’ai lu, Paris, 1991

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×