RONECKER Jean Paul

B.ABA Vampires

 

L'auteur propose de donner une définition du mot « vampire », il se base d’un point de vue non pas littéraire mais sur le folklore des pays de l’Est. Cela réduisant de beaucoup son champ d’étude. Des définitions sont déjà présentes dans nombre d’ouvrages telle que celle de Littré qui considère le vampire comme étant un « être qui suivant la superstition, populaire, sort de son tombeau pour sucer le sang des vivants. »

Cela ne se vérifie pas sur tous les continents, les vampires n’ont alors pas les mêmes habitudes et le même art de « non-vie. »

Il s’accorde à admettre qu’il est difficile de donner une définition à un mythe qui puise ses racines dans différentes cultures et différentes époques. Le terme générique de vampire n’est utilisé qu’à partir du XVII siècle jusqu’à cette époque, il n’est pas dissocié des loups-garous.

Pour prouver que cette croyance aux revenants d’outre tombe est bien réelle dans les pays slaves, il base ses travaux sur les rapports et les récits d’évènements de campagnes et s’appuie aussi sur le fait que de récentes découvertes archéologiques prouvent que dans les campagnes s’effectuaient des rites funéraires pour se préserver d’un éventuel retour des morts. Il fait aussi référence entre autres à Dom Calmet.

Cependant il ne faut pas oublier que ces rituels de préservation et d’accompagnements des défunts sont présents dans toutes les civilisations et de tout temps.

Il développe aussi la problématique de la nuit inhérente aux peurs de l’inconnu dans la mort et un des territoires les plus effrayants.

Il dénigre totalement le Dracula de Stocker et n’offre pas d’analyse de ce mythe dans les textes littéraires qui ne cessent d’enrichir les étagères des bibliothèques. Il ne retient du  vampire que l’aspect répugnant du mort vivant.

Il tente à la fin de son ouvrage de trouver la part de réalité qui a pu donner naissance à ces êtres de la nuit qui se nourrissent de sang prenant ainsi en compte les affres du Moyen-Age qui enterraient les personnes trop vite, surtout durant les épidémies.

Enfin cet ouvrage inclut une dimension ésotérique en apportant une définition des « strigoï », vampires humains, sorte de sorciers rattachés aux superstitions populaires de l’Est.

L’auteur n’offre pas une étude probante, complète et satisfaisante du mythe. Ce livre n’est donc pas indispensable car trop succinct, il n’apporte pas de nouveaux éléments intéressant à l’étude des vampires occultant totalement la part littéraire. 

VD

-Jean Paul RONECKER, B.A.BA Vampires, Pardès, 1999, 115 p.

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