L’ombre du vampire MERHIGE Elias

L’ombre du vampire

 

Le thème du film retrace le tournage du film Nosferatu en 1921 par l ‘un des maîtres du cinéma expressionniste allemand, Friedrich Wilhem Murnau. Ce dernier s’inspira très fortement du Dracula de Bram Stocker, et de ce fait  faillit être détruit suite aux plaintes déposées par l’épouse et veuve de l’écrivain irlandais.

Fort heureusement pour notre plus grand plaisir, il survécu une copie et restera un grand classique du genre.

Elias Merhige, le réalisateur rend ainsi hommage à Murnau. Son casting est prestigieux, John Malkovitch incarne le fameux réalisateur allemand et  Willem Dafoe endosse le rôle de l’inquiétant Max Schreck.

L’œuvre cinématographique qui en résulte sort de l’ordinaire de part sa structure, une touche de dérision et d’humour vient tinter le déroulement du film qui se découpe  en des situations très diversifiées, documentaires, historiques, burlesques, tragiques voir même tragi-comique.

Le noir et blanc alterne avec la couleur pour faire basculer entre deux époques.

Nosferatu est si particulier et dégage une telle aura de mystère avec ce monstre fantomatique insondable, qu’il est difficile d imaginer qu’il ait été tourné comme n’importe quel film.

La grande réussite de ce film réside surtout dans le jeu d’acteur remarquable qui nous est offert par un Willem Dafoe magnifique qui insiste sur ces traits expressionnistes. Il est hideux, inquiétant voir repoussant et cependant on ne peut quitter du regard ce visage où ne s’esquisse pas un sourire.

Quelle scène mémorable que celle qui dépeint un Nosferatu saoule, pathétique, titubant, oubliant même de dissimuler une insatiable envie de croquer de la chaire. Commet imaginer qu’un vampire si charismatique puisse se rabaisser à un vice qui gangrène tellement les hommes.

 

Murnau, incarné par John Malkovitch est tout aussi impressionnant. On découvre un être véritablement inspiré, mal dans sa peau, tragique, empoisonné par l’opium, prêt à tout pour aboutir à ses fins. Il désire réaliser un film parfait quitte à sacrifier ses collaborateurs.

Un premier film produit par Nicolas Cage qui est une belle réussite. Il ne faut cependant pas le comparer à l’original à l’ambiance glaciale, fascinante aux paysages étranges et à la musique entêtante notamment la version faite par Art Zoid en 1989.

 

 

VD

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